Historique - Cognacs - Armagnacs - Calvados
Au XIIè siècle, Guillaume X ordonne la constitution d’un grand vignoble de Poitou. Les anglais et les Hollandais en ramènent des barriques chez eux en même temps que le sel. Le succès est tel que le vignoble s’étend en Saintonge et en Angoumois. La ville de cognac se fait connaitre par ce commerce.

Mais la surproduction de ce vin de qualité médiocre et qui voyage mal, oblige leurs acheteurs hollandais au XVIè siècle, à le transformer en brandwijn, ''vin brûlé'' qui donne le mot brandy. Pensant recréer le vin initial, les hollandais boivent ce breuvage allongé d’eau.

En 1620 le royaume de France va mal, les épidémies appauvrissent le pays. En Charente, le vin ne se vend plus, il faut distiller et faire de l’Eau-de-Vie, qui elle peut voyager sans problème et à moindre coût. Mais c’est en 1725 que le mot Cognac apparait pour la première fois, et c’est en 1780, à l’occasion d’une nouvelle crise, que les producteurs décident de stocker ce qui ne se vend pas, alors même que le vignoble est le plus vaste du monde.
Le vieillissement en tonneaux est né, appelé élevage. Naissent alors les grands propriétaires, Martell en 1715, Rémy Martin en 1724, Hennessy en 1765.

Le cognac est un produit naturel issu de la double distillation du vin en alambic de cuivre à feu nu et d’un vieillissement en fût de chêne.

Au XVIIIè siècle, le marché s’organise, des ''comptoirs' sont créés dans les principales villes de la région sous la houlette des anglo-saxons pour développer l’exportation des fûts, et petit à petit de l’alcool embouteillé, dans le nord de l’Europe, mais aussi en Amérique et en Extrême-Orient.

Vers 1875 apparait le phylloxéra qui en vingt ans détruit 80% des vignes du cognac et de l’armagnac.

En 1909 apparait la législation sur les appellations. En 1929, les Pouvoirs Publics certifient l’authenticité du cognac par l’acquit jaune d’or délivré par la régie. Et en 1936 le cognac est reconnu AOC, puis en 1945 nait le Bureau National Interprofessionnel du Cognac.

Pour l’Armagnac, le développement du vignoble passe par les pèlerins venant de toute l’Europe vers Saint Jacques de Compostelle, car ils transitent presque tous par la région de l’armagnac, et ils ont soif ! De retour chez eux, ils passent commande !

L’armagnac passe pour être la plus vieille Eau-de-vie de France, distillée dans des alambics sans doute de provenance arabe.

Puis comme le cognac, l’armagnac part par pleins tonneaux chez les hollandais, qui l’utilisent pour améliorer les autres vins qu’ils achètent partout ailleurs, et qu’ils revendent ensuite à toute l’Europe du nord.


[center]CALVADOS[/center]


Pour le Calvados, on prétend que les moines irlandais du VIè siècle ont apporté dans les abbayes normandes l’alcool et les pommiers, dont les règles de production du jus fermenté, le sydre, furent classifiées sous Charlemagne.

Guillaume le Conquérant en importe en son royaume ainsi que son alcool pour un usage pharmaceutique.

C’est en 1553, que nait officiellement l’Eau-de-vie de cidre grâce à Gilles de Gouberville.
Henri IV en règlemente les corporations et en 1713 le Roi de France reconnait aux Eaux-de-vie de cidre normandes et bretonnes les mêmes privilèges que les autres Eaux-de-vie de vin.

Puis l’Assemblée Constituante, baptise Calvados l’un des départements normands, du nom d’un des navires de l’Invincible Armada poussé sur les récifs en 1588: El Calvador.
L’Eau-de-vie du département a trouvé son nom.

Son heure de gloire vient avec les bidons des poilus de 14, puis sur les comptoirs des cafés parisiens, enfin les allemands du mur de l’atlantique et les libérateurs de 1944 apprennent à l’apprécier.

En 1941 et 1942, de nouvelles règles améliorent sa qualité.
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2017-01-21


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Les Editions LAFITTE-HEBRARD: un WHO'S WHO des vins et spiritueux (dernière édition en 1995) Cette collection n'a pas été jugée digne d'y figurer...

Depuis mai 2011, l'ABSINTHE d'avant 1915 renait. La thuyone, principe actif de la plante est à nouveau autorisée jusqu'à 35 mg par litre. La pinocamphone et la fenchone qui donnent à la boisson son goût caractéristique, sont aussi et sans limites, autorisées. Il était temps, les suisses monopolisaient le marché!


Près de 2000 BISTROTS ferment chaque année! Il en resterait aujourd'hui moins de 30 000 contre 500 000 en 1900, et encore 200 000 dans les années 60!
Entre 2009 et 2015, le nombre de cafés-restaurants a baissé de 25%. Seule l'Ile de France conserve ses bistrots.
En 2016, il reste très exactement 34669 bistrots en France...


L'appellation absinthe est désormais protégée par la Suisse. Une IPG Indication Géographique Protégée, protège ainsi les eaux-de-Vie portant les noms d'absinthe, Fée Verte ou La Bleue distillées dans la région de Val-de-Travers (Neuchâtel) qui produit 80% des absinthes suisses.
Les absinthes exclues de l'IPG seront interdites à la vente et à l'exportation!


Les vins, ALCOOLS et SPIRITUEUX, les cidres et poirés et les bières artisanales sont désormais considérés comme patrimoine gastronomique français.
texte de loi 2014 - 1170 paru le 13 octobre 2014.
La collection unique que vous découvrez sur ce site peut ainsi être considérée comme un morceau de notre patrimoine! A protéger.

C'est le 16 mars 1915, tout juste 100 ans, que le parlement français, sous la houlette de Raymond Poincaré, a voté une loi ''relative à l'interdiction de la fabrication, de la vente en gros et au détail, ainsi que la circulation de l'absinthe et des liqueurs similaires''.
Cet alcool fort était alors considéré comme toxique, alors que toutes les classes de la société, délaissant peu à peu le vin et les autres alcools, avaient succombé à la ''Fée verte''.



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