Historique - Un peu d'histoire
L'alcool est le plus ancien compagnon de l'homme. La première bacchante apparue dans le monde est ''la Vénus de Laussel'', sculptée à l'entrée d'une grotte du Périgord il y a trente mille ans, pas très loin du futur cognac ! D'une main triomphale, elle brandit une corne qu'elle s'apprête à vider.

L'homme préhistorique a probablement découvert l'alcool dans un creux de rocher dans lequel des herbes, des graines, des fruits et de l'eau de pluie ont fermenté pour donner une sorte de bière ou de cidre, découvrant aussi que cette eau pourrie prenait jour après jour un autre goût. Il découvre la distillation. Le miel donne l'hydromel et la sève du bouleau dont on incise l'écorce, fermentée à l'air, donne le premier vin. On en produisait encore en Sibérie au XIXè siècle.


Le témoignage le plus ancien qui pourrait concerner la consommation par l'homme de l'alcool, date de la guerre de Troie : c'est ''l'Eau de Paradis'' que Médée offre au père de Jason pour renouveler ses forces. Et l'on sait que les premiers alambics en cuivre étaient Egyptiens pour faire de ''al-khol''(fard) et pour fabriquer des parfums féminins et une nouvelle poudre à paupières à base d'antimoine et de khol (nom donné au produit issu de l'alambic).

Deux siècles avant JC, Alexandrie inventa la distillation de la résine de pin, l'huile de térébenthine, dont une variante plus moderne donnera les goudrons et autres Clacquesins de nos vieux bistrots.
L'Eau-de-vie pure issue de la distillation des fruits est quasi imbuvable. Il faut l'améliorer, soit d'une part avec du vin ; sont ainsi nés les premiers apéritifs, qui en France donneront plus tard le pineau, le banyuls, le frontignan, le grenache, le muscat ; ces vins dits mutés, s'ils sont enrichis d'herbes ou d'épices donnent les quinquinas, les vermouths et les absinthes, soit d'autre part sans vin, mais avec des macérations de plantes, qui donneront les bitters, les anisés et les gentianes.


On peut citer ''l'inventeur '' moderne désigné de l'alcool comme étant Arnaud de Villeneuve, mort en 1313, médecin itinérant qui édita plusieurs ouvrages, dont : Traité des vins suivant l'art de la médecine où figure l'acte de naissance de l'alcool, soit le ''Vin ardent'' nommé ''Eau-de-vie''. Et en 1353, Alix de Bracon employait en son domaine d'Arbois, un ''apotiquare pour la fabrication de l'aigue ardant''.

Montpellier devient dès le XIIIè siècle la capitale des vins épicés (le giroflé et le claret) sans ajout d'alcool, puis ensuite avec ajout pour donner les produits encore utilisés au XXè dans la fabrication des vermouths et Byrrh. Quant à Colmar elle devient dès 1506 en France, un centre important pour la distillation des Eaux-de-vie, puis à Paris la corporation des distillateurs en 1537 développe leur consommation.

Au fil des siècles la plupart des alcools sont nés soit dans les abbayes autour desquelles les moines disposaient des vignes et des plantes aromatiques, soit dans les ports ou non seulement toutes les denrées, fruits, vins, céréales avariées ou non, tous propres à la fabrication de l'alcool y abondaient, mais il où était possible de s'y procurer sur les mêmes quais les épices et les aromates, si précieuses pour rendre l'alcool comestible dans le plus bref délai.
En France, trois ports se distinguaient, l'ancien port de cognac, Bordeaux où l'anisette s'installa en 1762 et Marseille avec vermouths et anisettes.

Le principal concurrent de l'alcool fut le vin. Mais l'alcool avait pour lui une grande valeur commerciale sous un faible volume.
Ce sont les hollandais qui en prirent conscience les premiers avec le commerce de l'Eau-de-vie de Charente qui allait devenir le cognac. Un tonnelet fut installé sur chacun de leurs vaisseaux à partir de 1680, les marins aimaient et en redemandaient à chaque escale dans les bistrots. Son commerce devint florissant d'autant qu'il devint aussi un médicament et le premier anesthésique des chirurgiens, et que son vieillissement en tonneaux l'améliorait.

En 1809 apparait le mot cocktail, qui désignait d'aléatoires mélanges de fonds de ''gourdes'' d'alcools locaux fournis par les émigrants anglo-saxons. Ces mixtures mises en bouteilles donneront de nombreuses marques de nos alcools de bistrot, dont un des premiers au XVIIIè siècle s'appelait le ''Diamant'' (40% rhum, 40% gin, 20% anisette).


Et les ancêtres de nos vieux bistrots, d'où viennent-ils ?
Des maisons rouges pour fonctionnaires du temps des romains, des relais pour pèlerins et colporteurs au moyen-âge, des haltes des rouliers au sommet de la côte, de l'abri du passeur face au gué, du relais de diligence, du terminus de chemin de fer, du bistrot du port et tabac des amis…

Les bistrots dans lesquels nos pères et nos grands-pères trinquaient en entrechoquant leur ballon de picon, de byrrh, de saint-raphaël, de suze, de pernod, de clacquesin, de bonal, de cinzano, de dubonnet, de lillet, d'ambassadeur ou de cap corse étaient des temples de l'amitié. Pouvoir y entrer à toute heure c'était déjà avoir moins besoin de boire !

Les bistrots, les célèbres cafés français, en cette première moitié du XXè siècle, il y en avait partout, ils cernaient les squares des villes et les places de nos villages, ils s'aggloméraient en grappes autour des gares, ils ménageaient des étapes le long des boulevards, ils s'échelonnaient le long des rivières. Ils avaient trouvé leur place dans le paysage, qu'ils avaient rendu accueillant. Nulle part on ne s'en apercevait mieux que dans ces salles basses où l'on usait ses coudes sur les tables de chêne ou sur l'étain du comptoir.

Sans doute la France d'alors n'était pas vertueuse, ni riche, mais c'était une France vivante qui allait son chemin en prenant le temps qu'il lui fallait pour être agréable.

On a fermé presque tous les vieux bistrots, et les rescapés d'avant-guerre ont été massacrés au formica par les brasseurs avides.
Les grands ensembles et nouveaux lotissements ont été les premières constructions françaises ne reposant ni sur une cave, ni sur un comptoir ! On y voit monter la solitude d'un étage à l'autre, d'un pavillon à un autre. La télé et l'ordinateur les ont démodé ainsi que leurs bouteilles, et les contrôles de la maréchaussée leur ont donné le coup de grâce.
Mais s'ajoutent à ces néfastes causes, l'exode rural et la lente disparition des ouvriers, les nouvelles règles d'urbanisme, une fiscalité délirante pour les petits commerces, le banissement du tabac, mais aussi une image vieillotte.
La restauration rapide, les nouveaux concepts type Starbucks et les flâneries dans les grandes surfaces, contribuent à leur inexorable extinction.
Ne subsisteront dans quelques années que les établissements de chaine, les ''classés'' à l'Inventaire des monuments historiques, ou bien ceux qui auront été rachetés par les collectivités pour en faire des lieux de mémoire!!

Les 500 000 bistrots du début du XXème siècle sont devenus 30 000 aujourd'hui. 1500 d'entre eux disparaissent encore chaque année.
Mais le bistrot ne reste-t-il pas encore le seul endroit ou l'on puisse aimer tout le monde ?
C'est la raison pour laquelle la mort du dernier bistrot du village, le café, est considérée comme une véritable catastrophe locale.
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Dernière mise à jour :
2017-10-08


Les dernières infos :
Les Editions LAFITTE-HEBRARD: un WHO'S WHO des vins et spiritueux (dernière édition en 1995) Cette collection n'a pas été jugée digne d'y figurer...

Depuis mai 2011, l'ABSINTHE d'avant 1915 renait. La thuyone, principe actif de la plante est à nouveau autorisée jusqu'à 35 mg par litre. La pinocamphone et la fenchone qui donnent à la boisson son goût caractéristique, sont aussi et sans limites, autorisées. Il était temps, les suisses monopolisaient le marché!


Près de 2000 BISTROTS ferment chaque année! Il en resterait aujourd'hui moins de 30 000 contre 500 000 en 1900, et encore 200 000 dans les années 60!
Entre 2009 et 2015, le nombre de cafés-restaurants a baissé de 25%. Seule l'Ile de France conserve ses bistrots.
En 2016, il reste très exactement 34669 bistrots en France...


L'appellation absinthe est désormais protégée par la Suisse. Une IPG Indication Géographique Protégée, protège ainsi les eaux-de-Vie portant les noms d'absinthe, Fée Verte ou La Bleue distillées dans la région de Val-de-Travers (Neuchâtel) qui produit 80% des absinthes suisses.
Les absinthes exclues de l'IPG seront interdites à la vente et à l'exportation!


Les vins, ALCOOLS et SPIRITUEUX, les cidres et poirés et les bières artisanales sont désormais considérés comme patrimoine gastronomique français.
texte de loi 2014 - 1170 paru le 13 octobre 2014.
La collection unique que vous découvrez sur ce site peut ainsi être considérée comme un morceau de notre patrimoine! A protéger.

C'est le 16 mars 1915, tout juste 100 ans, que le parlement français, sous la houlette de Raymond Poincaré, a voté une loi ''relative à l'interdiction de la fabrication, de la vente en gros et au détail, ainsi que la circulation de l'absinthe et des liqueurs similaires''.
Cet alcool fort était alors considéré comme toxique, alors que toutes les classes de la société, délaissant peu à peu le vin et les autres alcools, avaient succombé à la ''Fée verte''.



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